In addition to translating Brassens in English, Didier Delahaye interprets the works of Brassens in both English and French.You will find on this site all the translations to date, alongside the original text. There are MP3 audio files for some of them, as well as new interpretations of some of the originals. Enjoy!
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La Guerre de 14-18 redite
Companion piece to a new take on an old favourite.

Prince des mots en vers et de la gaudriole
Toi dont j’ai visité la tombe et la maison
Cependant qu’au-delà tu fais des cabrioles
En ton nom en anglais je refais tes chansons.
Les mots que tu égrèn’s dans un français comptant
La langue de Molièr’ te sied comme une veste
Mais elle n’en est qu’une, faut vivre avec son temps.
Car, sais-tu, de nos jours il est fort nécessaire
De battre dédaigneux l’exécrable ignorance
Qui arros’ la Bastillle à chaque anniversaire
Ell’ ne pisse pas loin, notre charmante France.
Autre signe de bourgeon éclos sur le tard
Si dès mes dix-huit ans j’ai mis ailleurs le cap
Tes chansons languissaient dans mes cœur et guitare
Je les ressors enfin pour ma dernière étape.
Pour toutes ces raisons, vois-tu, je te fredonne
Dans la langu’ de mon Nord, de l’Europ’ de demain
Ce que tu m’as offert, à d’autres je le donne
Ça aurait pu tomber dans de bien pires mains.
D’ailleurs, moi qui me gratte avec tes chansonnettes
Si je devais un jour rencontrer le succès
Je n’en finirais pas de tirer ta sonnette
Je deviendrais un peu ton complice, qui sait ?
En chantant ton butin, foin de tout marchandage
Je ne vais nullement fair’ la cour aux antennes
Y a pas trop de danger que j’ te mette à la page
La mode et moi c’est trois, je me fous des Top Ten.
Foi de ce que tu dis avecques tant de charme
Au plus profond de moi résonne d’un soupir
Dans le parler barbar’ je raffûte ton arme
Et je bats la campagne au nom de ton empire.
Mots-en-vers, mon ami, que ton bien me profite
Que ta muse m’accorde une honnête pension
Sans remords, toi et moi jamais ne serons quittes
Je te devrai toujours cent-dix-neuf(e) chansons.
Post-scriptum, si Mariann’ est cell’ que tu préfères
Sache qu’on apprécie ici le calendo’
Alors aux Amériques, chante avec moi tes vers
Tandis que l’hexagon’ se tape des MacDo’.
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Georges Brassens,
post-mortem on Dialogus