Didier Delahaye presents the works of Georges Brassens

Woman shorn

Woman shorn

The beauty who slept with little Prussian caesars Little Prussian caesars In retaliation fell victim to scissors Fell victim to scissors.

Her propensity to kiss Helmut or Ludwig Kiss Helmut or Ludwig One sad day led to her having to wear a wig Having to wear a wig.

The good ol’ patriots and the standard bearers And the standard bearers Were only too happy to become sheep shearers To become sheep shearers.

I should have taken sides with her long flowing locks With her long flowing locks I should have waved my cape in front of these bullocks In front of these bullocks.

But I did not dare to lift a little finger Lift a little finger I stood silently by before the hair monger Before the hair monger.

Had I been more inclined to reason and to beg To reason and to beg She might not have ended shaven off like an egg Shaven off like an egg.

As I picked up a lock lying in the gutter Lying in the gutter I pinned it on my shirt like a little flower Like a little flower.

When they saw me strut like a hair liberator A hair liberator These barbers took me for a collaborator A collaborator.

Since I have not seen fit to prove it my mettle To prove it my mettle The homeland in return has withheld its medal Has withheld its medal.

But I do not view this with undue attrition With undue attrition I have in a spit curl my own decoration My own decoration.

© Didier Delahaye, 2003

La tondue

La belle qui couchait avec le roi de Prusse Avec le roi de Prusse A qui l’on a tondu le crâne rasibus Le crâne rasibus.

Son penchant prononcé pour les “ich liebe dich”, Pour les “ich liebe dich” Lui valut de porter quelques cheveux postich’s Quelques cheveux postich’s.

Les braves sans-culott’s et les bonnets phrygiens Et les bonnets phrygiens Ont livre sa crinière à un tondeur de chiens A un tondeur de chiens.

J’aurais dû prendre un peu parti pour sa toison Parti pour sa toison J’aurais dû dire un mot pour sauver son chignon Pour sauver son chignon.

Mais je n’ai pas bougé du fond de ma torpeur Du fond de ma torpeur Les coupeurs de cheveux en quatre m’ont fait peur En quatre m’ont fait peur.

Quand, pire qu’une brosse, elle eut été tondue Elle eut été tondue J’ai dit : “C´est malheureux, ces accroch’-coeœur perdus Ces accroch’-coeœur perdus”.

Et, ramassant l’un d’eux qui traînait dans l’ornière Qui traînait dans l’ornière Je l’ai, comme une fleur, mis à ma boutonnière Mis à ma boutonnière.

En me voyant partir arborant mon toupet Arborant mon toupet Tous ces coupeurs de natt’s m’ont pris pour un suspect M’ont pris pour un suspect.

Comme de la patrie je ne mérite guère Je ne mérite guère J´ai pas la Croix d’honneur, j’ai pas la croix de guerre J’ai pas la croix de guerre.

Et je n’en souffre pas avec trop de rigueur Avec trop de rigueur J’ai ma rosette à moi: c’est un accroche-coeœur C’est un accroche-cœoeur.

Georges Brassens, 1964 © Éditions Musicales 57

Original album (25cm LP)

[column size=”1-3″ last=”0″ style=”0″] Georges Brassens, n°10
[/column] [column size=”1-3″ last=”0″ style=”0″]

SIDE 1
Les copains d’abord
Les quat’z’arts
Le petit joueur de flûteau
La tondue
Le 22 septembre
[/column] [column size=”1-3″ last=”1″ style=”0″]

SIDE 2
Les deux oncles
Venus callipyge
Le mouton de Panurge
La route aux quatre chansons
Saturne
Le Grand Pan
[/column]