Didier Delahaye presents the works of Georges Brassens

Traitress

Traitress

Life is over for me, I have spent my last breath I await gratefully the deliverance of death I saw with my own eyes what can true horror be My mistress is cheating on me with her hubby. My wanton mistress My, what a traitress!

I thought that her and I were by true honour bound I had hoisted my flag atop her Venus mound But it was but a sham, in the back of his truck I have caught my mistress screwing her husband, yuck! My wanton mistress My, what a traitress!

I am left without speech, how can I find the word To properly describe the perfidious turd Who’d given new meaning to the term lecherous And then pervertedly changed it to treacherous. My wanton mistress My, what a traitress!

What a blind fool I was, what was wrong with my eyes After so many long years not to realize That her kiss and passion had wilted like a rose And the kids she churned out had stopped having my nose. My wanton mistress My, what a traitress!

And as if to twist deep in my wound her dagger With refined cruelty, the deceitful bragger Looked me square in the eye and said “Lo and behold Now I wonder which one is the real cuckold!” My wanton mistress My, what a traitress!

I have caught the Joneses, that despicable pair Copulating as if they’re having an affair I have caught my mistress red-handed, misconceived Screwing up the order of the ones she deceived. My wanton mistress My, what a traitress!

© Didier Delahaye, 2005

La traîtresse

J’en appelle à la mort, je l’attends sans frayeur Je n’tiens plus à la vie, je cherche un fossoyeur Qu’aurait un’ tombe à vendre à n’importe quel prix J’ai surpris ma maîtresse au bras de son mari. Ma maîtresse La traîtresse !

J’croyais tenir l’amour au bout de mon harpon Mon p’tit drapeau flottait sur l’coeœur d’madam’ Dupont Mais tout est consommé : hier soir, au coin d’un bois J’ai surpris ma maîtresse avec son mari, pouah ! Ma maîtresse La traîtresse !

Trouverais-je les noms, trouverais-je les mots Pour noter d’infamie cet enfant de chameau Qu’a choisi son époux pour tromper son amant Qu’a conduit l’adultère à son point culminant. Ma maîtresse La traîtresse !

Où donc avais-j’les yeux ? Quoi donc avais-j’dedans ? Pour pas m’être aperçu depuis un certain temps Que, quand ell’ m’embrassait, ell’semblait moins goulue Et faisait des enfants qui n’me ressemblaient plus. Ma maîtresse La traîtresse !

Et pour bien m’enfoncer la corne dans le coeœur Par un raffinement satanique, moqueur La perfide, à voix haute, a dit à mon endroit “Le plus cornard des deux n’est point celui qu’on croit.” Ma maîtresse La traîtresse !

J’ai surpris les Dupont, ce couple de marauds En train d’recommencer leur hymen à zéro J’ai surpris ma maîtresse équivoque, ambiguë En train d’intervertir l’ordre de ses cocus. Ma maîtresse La traîtresse !

Georges Brassens, 1961 © Éditions Musicales 57

Original album (25cm LP)

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Georges Brassens, n°8
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SIDE 1
Le temps ne fait rien à l’affaire
Dans l’eau de la claire fontaine
La traîtresse
La Ballade des cimetières

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SIDE 2
La complainte des filles de joie
Tonton Nestor
Le temps passé
La fille à cent sous
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