Traduire Brassens est une entreprise subjective.

Autant que la chanson, c’est l’auteur que je m’efforce de transposer en anglais, un anglais qui, précisons-le, n’est pas celui de la Reine. Ces textes sont des interprétations qui s’efforcent de respecter le fonds et la forme de Brassens tout en tenant compte des différences entre le français et l’anglais.

Mon but est d’en arriver à une chanson qui tient debout sur ses nouvelles jambes, reste fidèle à l’original et ne fleure pas le traduit. Ce faisant, je ne me prive pas de m’octroyer une certaine licence (voir Melanie) parfois considérable (Le roi), pour en arriver à ma fin. Je me plais à imaginer que Tonton Georges aurait souri et approuvé d’un joli rond de fumée, eût-il parlé l’anglais.

Brassens a écrit et enregistré 119 chansons qui ont été publiées de son vivant. Il a aussi mis en musique 16 poèmes de poètes favoris et en a récité trois. Ceci constitue l’opus officiel qui s’étale sur douze albums, judicieusement réintitulés de 1 à 12. Telle est l’œuvre qui m’intéresse et à laquelle je me consacre.

Depuis que Georges Brassens a pris rendez-vous prématuré avec la Camarde, maints textes non publiés ont fait surface. Qui sait vraiment ce qu’il en aurait fait? Il existe un trésor inédit auquel puiser. Je ne suis pas prêt de m’ennuyer. En attendant, voici mes résultats.

Chapeau ! Je viens d’écouter vos traductions anglaises. C’est un boulot extraordinaire. Chapeau!! J’avais déjà entendu des traductions en allemand, créole, espagnol, esperanto… Vous avez accompli un travail remarquable. Christian Vanderwinnen, Belgique
Très très Brassens “La première lecture de tous tes textes m’a enthousiasmé. D’abord, tes textes collent exactement à la musique, ce qui est très dificile avec une langue accentuée… Non seulement ton anglais est probablement bien plus riche que celui de l’anglophone moyen, mais tu as gardé et embelli notre sens français et brassenien de l’humour. Bien des vers m’ont fait éclater de rire et tes textes sont pleins de trouvailles qui valent leur pesant de moustache du maître. Oui, je crois qu’il se serait bien marré si tu avais pu lui expliquer…. Très très Brassens. Didier Agid, Association Passage