Didier Delahaye presents the works of Georges Brassens

Old-timer

Old-timer

Old-timer down the street was a fun loving soul He never split grey hairs nor dropped them in our soup bowl So when the men in white came to cart him away We followed them along to brighten his last day.

We had taken with us our guitars and our songs For the old man could croon to music all night long Except for any type of military air Which he tooted along with his old derriere Which he tooted along with his old derriere.

Disciples of Django, apostles of Les Paul The pick of the guitar litter heeded the call To give the old-timer, as a sign of our love As a little farewell, a musical send-off As a little farewell, a musical send-off.

But the admitting ones did not admit us in The guitars stayed behind silently at the front door Old-timer’s final dose of music medicine Was institutionalized muzak, what a bo-o-ore!

When we’ve become old-timer With or without Alzheimer May our Last music not be James’ Don’t put us to sleep with any Cheesy strings from Mantovani Bring out the axe, for cryin’ shame Bring out the axe, for cryin’ shame!

We had taken along some beer and some liquor For the old man had a taste for firewater When we were in our cups, he stood proud and able He was the last one to roll under the table He was the last one to roll under the table.

Jim Beam, Johnnie Walker, Jack Daniels, John Labatt The big names in the spirit world stood at the bat To give the old-timer, as a sign of our love As a little farewell, a booze artist send-off As a little farewell, a booze artist send-off.

But the admitting ones did not admit us in The bottles and the kegs stayed behind at the front door And the old-timer’s final taste of liquid sin Was a big gulp of Canada Dry, what a bo-o-ore!

When we’ve become old-timer With or without Alzheimer May our final sip not be lame Do not confuse whiskey and ale With some ungodly ginger ale Bring out the booze, for cryin’ shame Bring out the booze, for cryin’ shame!

We’d invited along a few girls of the street For when it came to sex his feet were always fleet With a broad taste that ranged from satin to leather He could chase any skirt under any weather He could chase any skirt under any weather.

Magdalen, Dalilah, Molly, Justine and O We had gathered for him the ladies in the know To give the old-timer, as a sign of our love As a little farewell, an erotic send-off As a little farewell, an erotic send-off.

But the admitting ones did not admit us in The ladies of delight stayed behind at the front door And the old-timer’s final taste of carnal sin Was a professional enema, what a bo-o-ore!

When we’ve become old-timer With or without Alzheimer May our final whiff of a dame Come from more exciting a muse Than one in comfortable shoes Bring out the slut, for cryin’ shame Bring out the slut, for cryin’ shame!

© Didier Delahaye, 2004

L’ancêtre

Notre voisin l’ancêtre était un fier galant Qui n’emmerdait personne avec sa barbe blanche Et quand le bruit courut qu’ ses jours étaient comptés On s’en fut à l’hospice afin de l’assister.

On avait apporté les guitar’s avec nous Car, devant la musique, il tombait à genoux Excepté toutefois les marches militaires Qu’il écoutait en se tapant le cul par terre Qu’il écoutait en se tapant le cul par terre.

Émules de Django, disciples de Crolla Toute la fine fleur des cordes était là Pour offrir à l´ancêtre, en signe d’affection En guis’ de viatique, une ultime audition En guis’ de viatique, une ultime audition.

Hélas! les carabins ne les ont pas reçus Les guitar’s sont resté’s à la porte cochère Et le dernier concert de l’ancêtre déçu Ce fut un pot-pourri de cantiques, peuchère!

Quand nous serons ancêtres Du côté de Bicêtre Pas de musique d’orgue, oh! non Pas de chants liturgiques Pour qui aval’ sa chique Mais des guitar’s, cré nom de nom Mais des guitar’s, cré nom de nom !

On avait apporté quelques litres aussi Car le bonhomme avait la fièvre de Bercy Et les soirs de nouba, parol’ de tavernier A rouler sous la table il était le dernier A rouler sous la table il était le dernier.

Saumur, Entre-deux-mers, Beaujolais, Marsala Toute la fine fleur de la vigne était là Pour offrir à l´ancêtre, en signe d’affection En guis’ de viatique, une ultime libation En guis’ de viatique, une ultime libation.

Hélas! les carabins ne les ont pas reçus Les litres sont restés à la porte cochère Et l’coup de l’étrier de l’ncêtre déçu Ce fut un grand verre d’eau bénite, peuchère !

Quand nous serons ancêtres Du côté de Bicêtre Ne nous faites pas boire, oh ! non De ces eaux minérales, Bénites ou lustrales Mais du bon vin, cré nom de nom Mais du bon vin, cré nom de nom !

On avait emmené les belles du quartier Car l´ancêtre courait la gueuse volontiers De sa main toujours leste et digne cependant Il troussait les jupons par n’importe quel temps Il troussait les jupons par n’importe quel temps.

Depuis Manon Lescaut jusque à Dalila Toute la fine fleur du beau sexe était là Pour offrir à l’ancêtre, en signe d’affection En guis’ de viatique, une ultime érection En guis’ de viatique, une ultime érection.

Hélas! les carabins ne les ont pas reçus, Les belles sont restées à la porte cochère Et le dernier froufrou de l´ancêtre déçu Ce fut celui d’une robe de sœoeur, peuchère !

Quand nous serons ancêtres Du côté de Bicêtre Pas d’enfants de Marie, oh ! non Remplacez-nous les nonnes Par des belles mignonnes Et qui fument, cré nom de nom Et qui fument, cré nom de nom !

Georges Brassens, 1969 © Éditions Musicales 57

Original album (30cm LP)

[column size=”1-3″ last=”0″ style=”0″] Georges Brassens, n°12
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SIDE 1
Misogynie à part
Bécassine
L’ancêtre
Rien à jeter
Les oiseaux de passage
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SIDE 2
La religieuse
Pensée des morts
La rose, la bouteille et la poignée de main
Sale petit bonhomme
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