Didier Delahaye presents the works of Georges Brassens

Nine times out of ten

Nine times out of ten

She who possesses the key to a man’s heart Which also unlocks a lower body part She who unleashes in us a lust most elemental She’s above all sentimental Hand in hand, taking a long walk in the park Love notes, champagne, roses, candles in the dark Our valiant romantic efforts, our smooth bellows of rut Capture her heart, but…

(chorus) Nine times out of ten, in the sack Women are bored stiff on their back Whether they admit or not It’s not every day they get their kicks in the cot The poor sods who think otherwise Someone else is screwing their wives Down at the pleasure hotel They long for the ring of the bell If not by a stroke of luck They seldom get off when they…

Of course when she loves a man with tenderness She’s always responsive to his caress She’s ever so inclinned to think of his touch as precious Yet she’s bored in her subconscious Or when she suffers from sexual condition Like acute nymphomaniac dysfunction She simply uses her willing and trembling adulator Aa a vibrator. (chorus)

The “Oh yes… Baby… more… do it… you’re the best” That she groans to manifest her interest Are hardly ever more than a brave encouraging sigh To try and keep her spirit high They’re just a philanthropic morale booster To make her man feel like a mighty rooster So that the little cock who pecks his hen unabated Not feel deflated. (chorus)

Oh yes, I can hear the snickers and the jeers Of those who think they elicit rousing cheers It is only because in bed you’re a klutz and a fool That she stays unflappably cool Maybe so, but ladies if all that puffin’ Comes out of the mouth of a poor stud muffin While you are lying down under your pumping little elf Just sing to yourself… (chorus)

© Didier Delahaye, 2003

Quatre-vingt-quinze pour cent

La femme qui possède tout en elle Pour donner le goût des fêtes charnelles La femme qui suscite en nous tant de passion brutale La femme est avant tout sentimentale Main dans la main les longues promenades Les fleurs, les billets doux, les sérénades Les crimes, les folies que pour ses beaux yeux l´on commet La transportent mais…

{Refrain:} Quatre-vingt-quinze fois sur cent La femme s´emmerde en baisant Qu´elle le taise ou qu´elle le confesse C´est pas tous les jours qu´on lui déride les fesses Les pauvres bougres convaincus Du contraire sont des cocus A l´heure de l´œuvre de chair Elle est souvent triste, peuchère S´il n´entend le cœur qui bat Le corps non plus ne bronche pas.

Sauf quand elle aime un homme avec tendresse Toujours sensible alors à ses caresses Toujours bien disposée, toujours encline à s´émouvoir Ell´ s´emmerd´ sans s´en apercevoir Ou quand elle a des besoins tyranniques Qu´elle souffre de nymphomanie chronique C´est ell´ qui fait alors passer à ses adorateurs De fichus quarts d´heure ! {au Refrain}

Les “encore”, les “c´est bon”, les “continue” Qu´ell´ crie pour simuler qu´ell´ monte aux nues C´est pure charité, les soupirs des anges ne sont En général que de pieux mensonges C´est à seule fin que son partenaire Se croit un amant extraordinaire Que le coq imbécile et prétentieux perché dessus Ne soit pas déçu. {au Refrain}

J´entends aller de bon train les commentaires De ceux qui font des châteaux à Cythère “C´est parce que tu n´es qu´un malhabile, un maladroit Qu´elle conserve toujours son sang-froid” Peut-être, mais si les assauts vous pèsent De ces petits m´as-tu-vu-quand-je-baise Mesdam´s, en vous laissant manger le plaisir sur le dos Chantez in petto… {au Refrain}

Georges Brassens, 1972 © Éditions Musicales 57

Original album (30cm LP)

[column size=”1-3″ last=”0″ style=”0″] Georges Brassens, n°13
[/column] [column size=”1-3″ last=”0″ style=”0″]

SIDE 1
Fernande
Stances à un cambrioleur
La ballade des gens qui sont nés quelque part
La princesse et le croque-notes
Sauf le respect que je vous dois
Le blason
[/column] [column size=”1-3″ last=”1″ style=”0″]

SIDE 2
Mourir pour des idées
Quatre-vingt-quinze pour cent
Les passantes
Le Roi
À l’ombre des maris
[/column]