Didier Delahaye presents the works of Georges Brassens

Melanie

English version

There is a time honoured tradition In the French medical body For students to spice their libation With songs that are beyond bawdy This custom is headed I fear The same way than the dodo bird (x2) So let’s raise a Canadian beer To the tune of the last I heard. (x2)

I have never gone to medical school But I’ve been to Saskatchewan Which in February is morbidly cool If in doubt just ask a tchewan It’s home to Canada’s bunghole So would say a malicious tongue (x2) In fact it is another hole That is the subject of this song. (x2)

To all you sex or geography buffs I offer this exotic pearl A story worth removing your ear-muffs About a naughty heartland girl She was raised in a bread basket And always puts on the table (x2) Likewise in her carnal diet A suitable vegetable. (x2)

Melanie is a supermarket clerk In the capital, Regina To relieve the monotony at work She sends goods up her vagina Before you call me reprobate And make me kiss your Blarney stone (x2) May those who never masturbate Swallow up their biblical stone. (x2)

Like a bull in a shop of china Melanie prowls the produce aisle In search of what in her vagina Could make a convivial missile Then at coffee-break she will stop To enjoy a job’s little perk (x2) As she shoves the cream of her crop In and out with a little jerk. (x2)

She has determined at her leisure That carrots and leeks are gritty Tho’ their shape is conducive to pleasure They are just too down and dirty Celery on the other hand Comes in bunch or in single stalk (x2) And can double up on command For almost any size of cock. (x2)

English cucumber is the king In its shiny condom wrapper Proving to be just the right thing For the times when size does matter But there’s also fun to be had With something that is benigner (x2) And she enjoys more than a tad The feel of a small bananer. (x2)

Rows and rows of long vegetables are Enough to make her wet her jeans She always looks for ways to raise the bar And fondly covets aubergines She’s even experimented One fateful day with a grapefruit (x2) She’ll swear only the demented Would want to bear a little brute. (x2)

Her unabashed infatuation With specific types of produce Has given rise to some suspicion Of a saboteur on the loose And even though she had grown fond Of certain aspects of the job (x2) She quit it before someone found Too many corns creamed on the cob. (x2)

Melanie the audacious prairie girl Moved to Montreal thereafter To give frenchy vegetables a whirl And others too for that matter But she found a city of meat Well noted for its pastrami (x2) She now works on a deli street Where she discovered salami. (x2)

© Didier Delahaye, 2004

Original text

Les chansons de salle de garde Ont toujours été de mon goût, Et je suis bien malheureux, car de Nos jours on n´en crée plus beaucoup. Pour ajouter au patrimoine Folklorique des carabins, {2x} J´en ai fait une, putain de moine, Plaise à Dieu qu´elle plaise aux copains. {2x}

Ancienne enfant d´Marie-salope Mélanie, la bonne au curé, Dedans ses trompes de Fallope, S´introduit des cierges sacrés. Des cierges de cire d´abeille Plus onéreux, mais bien meilleurs, {2x} Dame! la qualité se paye A Saint-Sulpice, comme ailleurs. {2x}

Quand son bon maître lui dit : “Est-ce Trop vous demander Mélanie, De n´user, par délicatesse, Que de cierges non encore bénits ?” Du tac au tac, elle réplique Moi, je préfère qu´ils le soient, {2x} Car je suis bonne catholique Elle a raison, ça va de soi. {2x}

Elle vous emprunte un cierge à Pâques Vous le rend à la Trinité. Non, non, non, ne me dites pas que C´est normal de tant le garder. Aux obsèques d´un con célèbre, Sur la bière, ayant aperçu, {2x} Un merveilleux cierge funèbre, Elle partit à cheval dessus. {2x}

Son mari, pris dans la tempête La Paimpolaise était en train De vouer, c´était pas si bête, Un cierge au patron des marins. Ce pieux flambeau qui vacille Mélanie se l´est octroyé, {2x} Alors le saint, cet imbécile, Laissa le marin se noyer. {2x}

Les bons fidèles qui désirent Garder pour eux, sur le chemin Des processions, leur bout de cire Doiv´nt le tenir à quatre mains, Car quand elle s´en mêl´, sainte vierge, Elle cause un désastre, un malheur. {2x} La Saint-Barthélemy des cierges, C´est le jour de la Chandeleur. {2x}

Souvent quand elle les abandonne, Les cierges sont périmés; La saint´ famill´ nous le pardonne Plus moyen de les rallumer. Comme ell´ remue, comme elle se cabre, Comme elle fait des soubresauts, {2x} En retournant au candélabre, Ils sont souvent en p´tits morceaux. {2x}

Et comme elle n´est pas de glace, Parfois quand elle les restitue Et qu´on veut les remettre en place, Ils sont complètement fondus. Et comme en outre elle n´est pas franche, Il arrive neuf fois sur dix {2x} Qu´sur un chandelier à sept branches Elle n´en rapporte que six. {2x}

Mélanie à l´heure dernière A peu de chances d´être élue; Aux culs bénits de cett´ manière Aucune espèce de salut. Aussi, chrétiens, mes très chers frères, C´est notre devoir, il est temps, {2x} De nous employer à soustraire Cette âme aux griffes de Satan. {2x}

Et je propose qu´on achète Un cierge abondamment béni Qu´on fera brûler en cachette En cachette de Mélanie. En cachette car cette salope Serait fichue d´se l´enfoncer {2x} Dedans ses trompes de Fallope, Et tout s´rait à recommencer. {2x}

Georges Brassens, 1976 © Éditions Musicales 57

Original album (30cm LP)

[column size=”1-3″ last=”0″ style=”0″] Georges Brassens, n°14
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SIDE 1
Trompe la mort
Les ricochets
Tempête dans un bénitier
Le boulevard du temps qui passe
Le modeste
Don Juan
Les casseuses
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SIDE 2
Cupidon s’en fout
Montélimar
Histoire de faussaire
La messe au pendu
Lèche-cocu
Les patriotes
Mélanie
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