Didier Delahaye presents the works of Georges Brassens

Ladies of pleasure’s lament

Ladies of pleasure’s lament

Even though boors beyond measure Label them ladies of pleasure The pleasure is someone else’s not theirs I swear, I swear The pleasure is someone else’s not theirs.

Pounding the pavement after dark Is hardly a walk in the park They go out half-dressed, weather foul or fair I swear, I swear They go out half-dressed, weather foul or fair.

Streetwalking takes a toll, sisters They get bunions, corns and blisters And they go through heels, one pair after pair I swear, I swear And they go through heels, one pair after pair.

They wet nurse the pathetic john They call him tiger, call him hon’ They’ll give any prick tender loving care I swear, I swear They’ll give any prick tender loving care.

When they’re lucky they drink the wine Of some big filthy loaded swine They fill their cornucopia, fair and square I swear, I swear They fill their cornucopia, fair and square.

They’re blasted by public outrage They’re rattled in the copper’s cage They’re skirting around an HIV snare I swear, I swear They’re skirting around an HIV snare.

Though they copulate all life long Ten times a day croon a love song A wedding veil never graces their hair I swear, I swear A wedding veil never graces their hair.

Son of a bitch and a zealot Do not snicker at the harlot The Magdalen whose cross you’ll never bear I swear, I swear The Magdalen whose cross you’ll never bear.

You came that close, righteous brother To have this whore as a mother This battered old whore extraordinaire I swear, I swear This battered old whore extraordinaire.

© Didier Delahaye, 2004

La complainte des filles de joie

Bien que ces vaches de bourgeois Les appellent des filles de joie C’est pas tous les jours qu’ell’s rigolent Parole, parole C’est pas tous les jours qu’elles rigolent.

Car, même avec des pieds de grues Fair’ les cent pas le long des rues C’est fatigant pour les guibolles Parole, parole C’est fatigant pour les guibolles.

Non seulement ell’s ont des cors Des oeils-de-perdrix, mais encor C’est fou ce qu’ell’s usent de grolles Parole, parole, C’est fou ce qu’ell’s usent de grolles.

Y’a des clients, y’a des salauds Qui se trempent jamais dans l’eau Faut pourtant qu’elles les cajolent Parole, parole Faut pourtant qu’elles les cajolent.

Qu’elles leur fasse la courte échelle Pour monter au septième ciel Les sous, croyez pas qu’ell’s les volent Parole, parole Les sous, croyez pas qu’ell’s les volent.

Ell’s sont méprisées du public Ell’s sont bousculées par les flics Et menacées de la vérole Parole, parole Et menacées de la vérole.

Bien qu’ tout’ la vie ell’s fass’nt l’amour Qu’ell’s se marient vingt fois par jour La noce est jamais pour leur fiole Parole, parole La noce est jamais pour leur fiole.

Fils de pécore et de minus Ris par de la pauvre Vénus La pauvre vieille casserole Parole, parole La pauvre vieille casserole.

Il s’en fallait de peu, mon cher Que cett’ putain ne fût ta mère Cette putain dont tu rigoles Parole, parole Cette putain dont tu rigoles.

Georges Brassens, 1960 © Éditions Musicales 57

Original album (25cm LP)

[column size=”1-3″ last=”0″ style=”0″] Georges Brassens, n°8
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SIDE 1
Le temps ne fait rien à l’affaire
Dans l’eau de la claire fontaine
La traîtresse
La ballade des cimetières

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SIDE 2
La complainte des filles de joie
Tonton Nestor
Le temps passé
La fille à cent sous
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