Didier Delahaye presents the works of Georges Brassens

Funerals of yore

Funerals of yore

Once having a dead at home was a bit of a scoop The next-of-kin included everyone in the loop We have a stiff at home, if you’re in the neighbourhood Why don’t you drop in before we dress him up in wood But nowadays the living are not so gregarious Their selfish view of death is downright nefarious And that is why as time inexorably goes Many a funeral slips right under your nose Many a funeral slips right under your nose.

(Refrain) Wherefore are the funerals of yore The little hearse, little hearse, little hearse, little hearses Drawn by little horses Clippity-clop down the road they rode The little corpse, little corpse, little corpse, little corpse Had time to smell the roses When the heirs and heiresses struck gold They bought a round at the bar for the priest, for the flock For all even the horses They’re gone by the wayside And that is very sad Whenever did the F.U.N. go in funerals They have become history And that’s a sad story The pretty obsequies are pretty obsolete.

Today speedy hearses with a custom V8 Rush off the departed to their ultimate date The poor sods have no chance as they leave their chapels To watch dejected heirs step into road apples The other day some assholes going one-and-twenty Where whisking one of them to the land of plenty When they ignored a sign that said danger ahead The deceased it appeared took them with him instead The deceased it appeared took them with him instead.

(Refrain)

Rather than be subjected to shoddy funeral I would preferably do without a burial I’d sooner go up in flames or go down in water And even if I must not die altogether May again lest he be thought as a ragamuffin Rise the proud cadaver in his fancy coffin For a good show a fool and his money soon parted Off went the departed higher than they farted Off went the departed higher than they farted.

(Refrain)

© Didier Delahaye, 2003

Les funérailles d’antan

Jadis, les parents des morts vous mettaient dans le bain De bonne grâce ils en f’saient profiter les copains Y a un mort à la maison, si le cœoeur vous en dit Venez l’ pleurer avec nous sur le coup de midi… Mais les vivants aujourd’hui n’sont plus si généreux Quand ils possèdent un mort ils le gardent pour eux C’est la raison pour laquell’, depuis quelques années Des tas d’enterrements vous passent sous le nez Des tas d’enterrements vous passent sous le nez.

(Refrain) Mais où sont les funéraill’s d’antan ? Les petits corbillards, corbillards, corbillards, corbillards De nos grands-pères Qui suivaient la route en cahotant Les petits macchabées, macchabées, macchabées, macchabées Ronds et prospères Quand les héritiers étaient contents Au fossoyeur, au croqu’-mort, au curé, aux chevaux même Ils payaient un verre Elles sont révolues Elles ont fait leur temps Les belles pom, pom, pom, pom, pom, pompes funèbres On ne les r’verra plus Et c’est bien attristant Les belles pompes funèbres de nos vingt ans.

Maintenant, les corbillards à tombeau grand ouvert Emportent les trépassés jusqu´au diable vauvert Les malheureux n’ont mêm’ plus le plaisir enfantin D’voir leurs héritiers marron marcher dans le crottin L’autre semain’ des salauds, à cent quarante à l’heur’ Vers un cimetièr’ minable emportaient un des leurs Quand, sur un arbre en bois dur, ils se sont aplatis On s’aperçut qu’le mort avait fait des petits On s’aperçut qu’le mort avait fait des petits.

(Refrain)

Plutôt qu’ d’avoir des obsèqu’s manquant de fioritur’s J’aim’rais mieux, tout compte fait, m’passer de sépultur’ J’aim’rais mieux mourir dans l’eau, dans le feu, n’importe où Et même, à la grand’ rigueur, ne pas mourir du tout O, que renaisse le temps des morts bouffis d’orgueil L’époque des m’as-tu-vu-dans-mon-joli-cercueil Où, quitte à tout dépenser jusqu’au dernier écu Les gens avaient à coeœur d’mourir plus haut qu’leur cul Les gens avaient à coeœur d’mourir plus haut qu’leur cul.

(Refrain)

Georges Brassens, 1960 © Éditions Musicales 57

Original album (25cm LP)

[column size=”1-3″ last=”0″ style=”0″] Georges Brassens, n°7
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SIDE 1
Les Funérailles d’antan
Le Mécréant
Embrasse-les tous
Le Père Noël et la petite fille

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SIDE 2
Le Bistrot
L’Orage
Pénélope
Le Verger du Roi Louis
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