Didier Delahaye presents the works of Georges Brassens

Fall Flower


Fall flower

He is melancholy, he is sad In eternity lord sublime Over endlessness he presides Bored and lonely is Father Time Over endlessness he presides Bored and lonely is Father Time.

As he contemplates, dark and morose The bright and fresh flowers of May He kicks sand at a blooming rose Father Time kills time as he may He kicks sand at a blooming rose Father Time kills time as he may.

You’re the victim of age of reason Who fell to his cruel despair You who paid the price of the season A sprinkle of salt in your hair You who paid the price of the season A sprinkle of salt in your hair.

There are grace and beauty untold In the folds of a fall flower Splendor that all the poets behold And nothing but the truth, I swear Splendor that all the poets behold And nothing but the truth, I swear.

Come with me past the garden door For a stroll through autumn posy I’ll pluck for you, mine I adore The last Indian summer daisy I’ll pluck for you, mine I adore The last Indian summer daisy.

I know by heart all of your charms And before their memories pass Father Time will have sprained both arms Ever turning his hourglass And the nymphet across the street Can keep her clothes on and beat it.

© Didier Delahaye, 2004

Saturne

Il est morne, il est taciturne Il préside aux choses du temps Il porte un joli nom, Saturne Mais c´est Dieu fort inquiétant Il porte un joli nom, Saturne Mais c´est Dieu fort inquiétant.

En allant son chemin, morose Pour se désennuyer un peu Il joue à bousculer les roses Le temps tue le temps comme il peut Il joue à bousculer les roses Le temps tue le temps comme il peut.

Cette saison, c´est toi, ma belle Qui a fait les frais de son jeu Toi qui a payé la gabelle Un grain de sel dans tes cheveux Toi qui a payé la gabelle Un grain de sel dans tes cheveux.

C´est pas vilain, les fleurs d´automne Et tous les poètes l´ont dit Je regarde et je donne Mon billet qu´ils n´ont pas menti Je regarde et je donne Mon billet qu´ils n´ont pas menti.

Viens encore, viens ma favorite Descendons ensemble au jardin Viens effeuiller la marguerite De l´été de la Saint-Martin Viens effeuiller la marguerite De l´été de la Saint-Martin.

Je sais par cœur toutes tes grâces Et pour me les faire oublier Il faudra que Saturne en fasse Des tours d´horloge, de sablier Et la petite pisseuse d´en face Peut bien aller se rhabiller…

Georges Brassens, 1965 © Éditions Musicales 57

Original album (25cm LP)

[column size=”1-3″ last=”0″ style=”0″] Georges Brassens, n°10
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SIDE 1
Les copains d’abord
Les quat’z’arts
Le petit joueur de flûteau
La tondue
Le 22 septembre
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SIDE 2
Les deux oncles
Venus callipyge
Le mouton de Panurge
La route aux quatre chansons
Saturne
Le Grand Pan
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