Didier Delahaye presents the works of Georges Brassens

Plutocrats

Plutocrats

Plutocrats go to town wallet against their chest To shop at meat markets for the pride of the best Plutocrats buy a lasting caress Cash or American Express But the flesh of Lisa, the fresh and wild urchin May the gilded lilies take it upon the chin Brushes only against whoever Is uncalculated lover.

(Refrain) Plutocrats can’t believe, can’t Get over that, can’t get over that A girl as pretty as, pretty as that Simply falls for, simply falls for The first guy she meets, on a hunch Plutocrats are plain out to lunch.

The girls of good standing who walk haughty and tall And auctioned their cherry down at the money pits Spread their wings and their private bits At the plutocrats’ beck and call But the flesh of Lisa, the fresh and wild urchin May the gilded lilies take it upon the chin Will never press a lover’s skill Against their bills, against her will.

(Refrain)

The girls of good morals have a single-track mind And the flower within is the perennial kind Like the bright artificial bloom One finds on a hat, on a tomb But the heart of Lisa, the fresh and wild urchin May the gilded lilies take it upon the chin Opens up new petals every spring Ever changing, ever growing.

(Refrain) Plutocrats are a sorry bunch.

© Didier Delahaye, 2005

Les croquants

Les croquants vont en ville, à cheval sur leurs sous, Acheter des pucelle´ aux saintes bonnes gens, Les croquants leur mett´nt à prix d´argent La main dessus, la main dessous… Mais la chair de Lisa, la chair fraîch´ de Lison (Que les culs cousus d´or se fass´nt une raison!) C´est pour la bouch´ du premier venu Qui´ a les yeux tendre´ et les mains nues…

(Refrain) Les croquants, ça les attriste, ça Les étonne, les étonne, Qu´une fille, une fill´ bell´ comm´ ça, S´abandonne, s´abandonne Au premier ostrogoth venu: Les croquants, ça tombe des nues.

Les fill´s de bonnes mœoeurs, les fill´s de bonne vie, Qui´ ont vendu leur fleurette à la foire à l´encan, Vont s´ vautrer dans la couch´ des croquants, Quand les croquants en ont envie… Mais la chair de Lisa, la chair fraîch´ de Lison (Que les culs cousus d´or se fass´nt une raison!) N´a jamais accordé ses faveurs A contre-sous, à contrecœoeur…

(Refrain)

Les fill´s de bonne vie ont le coeœur consistant Et la fleur qu´on y trouve est garanti´ longtemps, Comm´ les fleurs en papier des chapeux, Les fleurs en pierre des tombeaux… Mais le coeœur de Lisa, le grand cœoeur de Lison Aime faire peau neuve avec chaque saison: Jamais deux fois la même couleur, Jamais deux fois la même fleur…

(Refrain)

Georges Brassens, 1943/1955 © Éditions Musicales 57

Original album (25cm LP)

[column size=”1-3″ last=”0″ style=”0″] Georges Brassens, n°4[/column] [column size=”1-3″ last=”0″ style=”0″]

SIDE 1
Je m’suis fait tout p’tit
Auprès be mon arbre
Marinette (J’avais l’air d’un con)
Le Testament

[/column] [column size=”1-3″ last=”1″ style=”0″]

SIDE 2
Les Croquants
La Légende de la Nonne
Le Nombril des femmes d’agents
Colombine

[/column]