Didier Delahaye presents the works of Georges Brassens

Beefalo Bill

Beefalo Bill

Beefalo Bill we all called him oh yeah, oh yeah! His wild side shone a little dim oh yeah, oh yeah! (x2)

If you looked at him with a bit of imagination You could easily entertain the romantic notion That his eagle gaze was sweeping the breadth of a nation Beefalo Bill

He was looking for someone who oh yeah, oh yeah! Could help him to tie up his shoe oh yeah, oh yeah! (x2)

If you caught him lost in thought over a pond’s reflection You could swear that he was absorbed in a deep reflection About the crystalline nature of his intellection Beefalo Bill

He was merely checking whether oh yeah, oh yeah! The wind had blown his comb over oh yeah, oh yeah! (x2)

He was always proclaiming with righteous indignation That carnal prowess is an ungodly aberration Only the ignorant seek in bed gratification Beefalo Bill

He had flunked Sex Ed in Grade nine oh yeah, oh yeah! But found solace in Harlequins oh yeah, oh yeah! And he practiced his pick-up line oh yeah, oh yeah! On department store mannequins oh yeah, oh yeah!

Little by little oh yeah, oh yeah! We solved his life’s riddle oh yeah, oh yeah!

We learned that his mother was a sorry Carrie Nation Who’d borne him thanks to artificial insemination That his own wife had come by mail from a distant nation Beefalo Bill

That he was related by blood oh yeah, oh yeah! To the cream of the ruling crud oh yeah, oh yeah! And that when the pickings were slim oh yeah, oh yeah! He’d always have turkey to trim oh yeah, oh yeah!

After gorging on some politico’s mortadella He discovered first hand the perils of salmonella And found himself falling terminally ill and illa Beefalo Bill

Because he thought it was a sin oh yeah, oh yeah! To put your trust in medicine oh yeah, oh yeah! (x2)

Without putting up much of a fight he gave up the ghost And since in his lifetime he had been more useless than most There was some talk of turning his remains into compost Beefalo Bill

Instead his widow with a shrug oh yeah, oh yeah! Swept his ashes under the rug oh yeah, oh yeah! (x2)

© Didier Delahaye, 2005

Corne d’Aurochs

Il avait nom corne d’Auroch, Au gué, au gué! Tout l’ mond’ peut pas s’app’ler Durand Au gué, au gué! (bis)

En le regardant avec un oeil de poète, On aurait pu croire à son frontal de prophète, Qu’il avait les grand’s eaux de Versaill’s dans la tête Corne d’Aurochs.

Mais que le bon dieu lui pardonne au gué, au gué! C’étaient celles du robinet au gué, au gué! (bis)

On aurait pu croire en l’ voyant penché sur l’onde Qu’il se plongeait dans des méditations profondes, Sur l’aspect fugitif des choses de se monde Corne d’Aurochs.

C’étaient hélas pour s’assurer au gué, au gué! Qu’ le vent n’ l’avait pas décoiffé au gué, au gué ! (bis)

Il proclamait à son de trompe à tous les carrefours “Il n’y a qu’ les imbéciles qui sachent bien faire l’amour La virtuosité c’est une affaire de balourds!” Corne d’Aurochs

Il potassait à la chandelle au gué, au gué! Des traités de maitien sexuel au gué, au gué! Et sur les femm’s nues des musées au gué, au gué! Faisait l’ brouillon de ses baisers au gué, au gué!

Et bientôt petit à petit au gué, au gué! On a tout su, tout su de lui au gué, au gué!

On a su qu’il était enfant de la Patrie Qu’il était incapable de risquer sa vie Pour cueillir un myosotis à une fille Corne d’Aurochs

Qu’il avait un p’tit cousin au gué, au gué! Haut placé chez les argousins au gué, au gué! Et que les jours de pénurie au gué, au gué! Il prenait ses repas chez lui au gué, au gué!

C’est même en revenant d’ chez cet antipathique Qu’il tomba victime d’une indigestion critique Et refusa l’ secours de la thérapeutique Corne d’Aurochs

Parce que c’était à un All’mand au gué, au gué! Qu’on devait le médicament au gué, au gué! (bis)

Il rendit comm’ il put son âme machinale Et sa vie n’ayant pas été originale L’Etat lui fit des funérailles nationales Corne d’Aurochs

Alors sa veuve en gémissant au gué, au gué! Coucha-z-avec son remplaçant au gué, au gué! (bis)

Georges Brassens, 1952 © Éditions Musicales 57

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Disque original (25cm LP)

 Georges Brassens, 1ere série

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FACE 1
La Mauvaise Réputation
Le Parapluie
Le Petit Cheval
Le Fossoyeur

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FACE 2
Le Gorille
Corne D’Aurochs
La Chasse Aux Papillons
Hécatombe

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